Pétition adressée à Madame Anne-Isabelle Etienvre, administratrice générale du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
Le 22 février 2021, le CEA adhérait à une charte de transparence, prenant les engagements suivants :
1. Expliquer les raisons et les conditions du recours aux animaux à des fins scientifiques et réglementaires ;
2. Diffuser l'information auprès du grand public et des médias ;
3. Faciliter les échanges d'information avec le grand public et des médias ;
4. Produire chaque année un document sur les progrès en matière d'information du public.
Ces engagements nous semblent particulièrement importants en ce qui concerne les activités du site du CEA à Fontenay-aux-Roses sur lequel il existe un laboratoire P3, c'est-à-dire habilité à étudier des agents pathogènes dangereux et à expérimenter sur des animaux. Or, cet établissement est situé à quelques dizaines de mètres seulement des habitations les plus proches sur les communes de Fontenay-aux-Roses, Clamart, Châtillon et Le Plessis-Robinson (au total, environ 147.000 habitants).
Nous nous sentons concernés :
1. Par les risques aussi bien sanitaires qu'environnementaux que peut poser l'existence d'un laboratoire P3 sur une zone densément peuplée ;
2. Par le recours à l'expérimentation animale et plus particulièrement sur des singes alors que la directive européenne 2010/63/UE vise le remplacement total des procédures appliquées aux animaux vivants à des fins scientifiques et alors qu'il existe des méthodes sans recours à l'expérimentation animale aussi bien pour la recherche appliquée ou fondamentale qu'à des fins réglementaires (voir https://antidote-europe.eu/des-virus-au-cea/) ;
3. Par les conditions de détention des primates et leur devenir lorsqu'ils ne peuvent plus être l'objet d'expériences.
Aussi, nous vous demandons :
1. De créer une commission locale d'information sur l'expérimentation animale pour mieux informer les riverains et, de façon générale, les citoyens français et contribuables, des activités du CEA, des risques encourus et des mesures prises pour maîtriser ces derniers ;
2. D'inclure au sein du comité d'éthique du CEA des représentants de la société civile compétents dans le domaine des méthodes de remplacement de l'expérimentation animale agréés par un collectif d'associations de protection animale ;
3. D'accepter des visites de vétérinaires agréés par un collectif d'associations de protection animale dans le but de collecter des informations sur le nombre et les espèces d'animaux détenus, l'âge et le lieu de naissance des primates, les conditions de leur détention (accès à la lumière naturelle, enrichissement environnemental, groupement des animaux, taille des enclos, etc.), ainsi que sur le type d'expériences pratiquées sur eux (notamment catégorie de douleur "légère" à "sévère" selon les critères de la directive 2010/63/UE, présence d'un vétérinaire pour la prise en charge d'éventuelles douleurs, domaines de recherche -immunologie, neurologie, etc.-) ;
4. De publier annuellement un rapport sur les initiatives prises pour le remplacement des expériences sur des animaux par d'autres méthodes (par exemple, aux États-Unis, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé fin 2025 leur intention de mettre fin à leur programme de recherche sur des singes, des études portant sur environ 200 macaques : https://www.scientificamerican.com/article/cdc-to-end-monkey-research-program/) ;
5. À brève échéance, de créer un programme de réhabilitation pour les primates ayant servi à la recherche, notamment pour les plus anciens afin de garantir leur placement dans un sanctuaire.
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