Un parpaing. Un étang. Une agonie atroce.
Le 19 mars dernier, au Tribunal Correctionnel d'Arras, j’étais présent.
Nous jugions l’innommable : un propriétaire qui a lesté son chien avant de le jeter à l’eau à Biache-Saint-Vaast.
La sentence est tombée : 5 mois de prison ferme. Pour beaucoup, c’est une victoire. Pour l’opinion publique, c’est encore trop peu face à une telle cruauté.
En tant qu’avocat de la cause animale, je vois la Justice faire son travail. Mais je vois aussi ses limites. Le problème n’est pas seulement le jugement d'un homme, c’est le mépris organisé de tout un système.
La maltraitance comme norme de société
Si les Français jugent les peines trop légères, c’est parce qu’ils ne supportent plus l’incohérence de notre modèle. Comment exiger une sévérité exemplaire d'un côté, quand de l'autre, la société valide :
• l’élevage industriel ;
• l’expérimentation animale financée avec l’argent public ;
• la corrida et la chasse comme divertissements ;
• une vision de l'animal encore trop souvent réduite à celle d'un objet de consommation.
Ce sentiment de "justice trop clémente" est en réalité le cri d'une société qui change. Les citoyens n'acceptent plus la violence comme mode de fonctionnement. Ils exigent un changement profond de regard sur le vivant.
Ma conviction d'avocat : il faut changer la Loi Fondamentale
La France se veut le pays des Droits de l’Homme, mais elle oublie trop souvent le droit à la vie et à la protection dû aux animaux. Afin que les magistrats puissent frapper plus fort, que la protection animale ne soit plus une option mais une obligation, nous devons agir au plus haut niveau.
Nous demandons l’introduction de la protection des animaux dans la Constitution française.
En signant cette pétition, nous réclamons :
1. La constitutionnalisation de la protection animale, afin que le respect de la vie animale devienne une valeur fondamentale de la République.
2. Une cohérence législative : que l'on cesse de punir la cruauté d'un côté tout en la légitimant par
des pratiques industrielles ou "culturelles" de l'autre.
3. L'évolution de l'arsenal pénal : afin que les peines reflètent enfin la gravité réelle des sévices et des actes de cruauté, sans possibilité d'aménagement systématique.
L'heure a sonné. Ne nous contentons plus d'indignations passagères sur les réseaux sociaux.
Gravons le respect de l'animal dans le marbre de notre Constitution, comme l’ont déjà fait d’autres pays européens, notamment la Belgique très récemment (2024).
Signez pour que le sacrifice du chien de Biache-Saint-Vaast, et de tant d'autres, force enfin les Pouvoirs Publics à abandonner leur soutien à toutes les formes de maltraitance.
Christophe GERARD
Avocat PARIS - BRUXELLES
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