Un animal n’est ni un objet, ni un produit d’appel.
C’est un être sensible, dont l’adoption engage son futur détenteur pour de nombreuses années.
Une indignation renforcée par l’utilisation d’un équipement public
L’indignation est d’autant plus forte que ce salon est organisé dans un bâtiment issu d’un partenariat public-privé (PPP).
Le Palais des Congrès Antipolis a été réalisé via un PPP entre la Ville d’Antibes et un opérateur privé, avec un bail emphytéotique administratif de 50 ans.( source Cour des comptes)
Dans ce cadre, le terrain et le bâtiment sont mis à disposition par la collectivité, tandis que l’opérateur privé finance et construit une partie de l’opération à ses risques et frais.
La gestion opérationnelle du Palais des Congrès est assurée par l’Office de Tourisme et des Congrès d’Antibes Juan-les-Pins, un Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC).
Autrement dit, l’exploitation de l’équipement relève de la sphère publique.
Dans ces conditions, autoriser un salon fondé sur la commercialisation d’animaux vivants dans un tel lieu pose une question majeure de cohérence, d’exemplarité et de responsabilité publique.
Un équipement soutenu par des fonds publics ne devrait pas servir de vitrine à des pratiques controversées, en contradiction avec les politiques de lutte contre l’abandon animal et de protection du bien-être animal.
Une pratique incompatible avec le bien-être animal
Les salons du chiot exposent de très jeunes animaux à des conditions particulièrement inadaptées :
environnement bruyant et surstimulant ;
manipulations répétées par le public ;
absence de repos suffisant ;
stress lié au transport, à l’isolement précoce et à la promiscuité.
Ces conditions sont contraires aux besoins fondamentaux des chiots, en pleine phase de développement physique et comportemental.
Le cadre même de l’événement favorise des décisions impulsives, basées sur l’émotion et non sur une réflexion mûrie, alors qu’adopter un animal est un engagement sur 10 à 15 ans, parfois davantage.
Un contexte national alarmant
Chaque année en France, près de 300 000 animaux sont abandonnés.( source : ICAD 2023)
Les refuges et associations de protection animale sont saturés et manquent cruellement de moyens.
Organiser des salons de vente d’animaux contribue à :
banaliser l’achat d’animaux ;
maintenir une logique de production continue ;
aggraver indirectement la problématique des abandons.
Un cadre légal insuffisant et difficilement applicable
La réglementation française encadre strictement la cession d’animaux de compagnie.
L’article L214-8 du Code rural impose la remise d’un certificat d’engagement et un délai de réflexion minimal de 7 jours.
Or, dans le contexte d’un salon, la pression commerciale, l’émotion et l’immédiateté sont incompatibles avec l’esprit de cette loi, dont l’objectif est de prévenir les adoptions irréfléchies et les abandons.
De plus, les conditions d’exposition soulèvent de sérieuses interrogations en matière de :
bien-être animal ;
respect des normes sanitaires ;
traçabilité et origine réelle des animaux proposés à la vente.
Nos demandes
➤ Au Palais des Congrès Antipolis
Renoncer à l’accueil de salons de vente de chiots et de chatons dans ses espaces ;
Affirmer publiquement une position en faveur du respect du bien-être animal et d’une adoption responsable.
➤ À la Ville d’Antibes Juan-les-Pins et aux élus locaux
Ne pas soutenir ni cautionner ce type d’événement sur le territoire communal ;
Garantir le respect strict de la réglementation en vigueur ;
Promouvoir des alternatives éthiques : adoption en refuge, sensibilisation à la stérilisation, prévention des abandons ;
Interpeller les représentants nationaux afin d’œuvrer à l’interdiction des salons de vente d’animaux en France.
➤ À la Préfecture des Alpes-Maritimes et à la DDPP
Mettre en place des contrôles renforcés et systématiques lors de cet événement ;
Vérifier l’origine des animaux, leurs conditions de détention et le respect des obligations légales ;
Sanctionner toute infraction constatée ;
Garantir la protection effective des chiots exposés.
Pour une adoption éthique et responsable
Adopter un animal doit être un acte réfléchi, préparé, accompagné et responsable.
Les salons du chiot véhiculent une vision opposée, en transformant un engagement de longue durée en un achat impulsif.
L’association ARGOS 42 agit pour la protection animale, la lutte contre l’abandon et l’évolution de la législation, afin de replacer l’intérêt de l’animal au cœur des décisions humaines.
Pour s’informer et agir
Site : argos42.org
Dossier spécial « Salons du chiot » : informations, analyses, témoignages et actions
Cette pétition vise à dénoncer une pratique et un modèle de commercialisation du vivant.
Elle ne met en cause aucune personne physique ou morale de manière individuelle.
Ces constats relèvent d’une analyse citoyenne et associative fondée sur des données publiques et des observations générales.
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