À Vire Normandie, dans le Calvados, une chienne croisée dogue argentin a été brûlée vivante par le voisin de ses propriétaires.
Les faits se sont déroulés le 8 juillet 2025.
Après 7 mois d’attente, le 23 février 2026, le tribunal judiciaire de Caen a reconnu l’auteur coupable, mais à quel prix ?
Ce jour-là, un habitant de la rue aux Teintures projette depuis son balcon un liquide inflammable en direction de la propriété de ses voisins. Pour cause ? Quelques semaines avant les faits, en juin 2025, l’homme s’était plaint du bruit des chiens.
Il aurait adressé des messages à l’un de ses enfants, évoquant son intention de « brûler » les chiens.
Alertée, la gendarmerie s’était déplacée. Aucune nuisance particulière n’avait été constatée.
Le 8 juillet, il est passé à l’acte
Le produit atteint la palissade et la chienne de la famille. Le feu se déclenche.
Les pompiers interviennent pour maîtriser les flammes avant qu’il ne se propage davantage.
La chienne sévèrement touchée, est transportée en urgence en clinique vétérinaire.
Les constatations médicales sont effroyables.
Elle présente des brûlures au troisième degré sur l’ensemble du corps :
sa langue, son visage, ses coussinets, ses pattes, ses flancs …
Les brûlures au troisième degré ne sont pas de simples lésions superficielles.
Elles détruisent les trois couches de la peau. Elles atteignent les tissus en profondeur et vont jusqu’aux muscles, voire aux structures osseuses dans les cas les plus graves.
Le corps se retrouve à vif.
Pour un humain, une brûlure de ce type est considérée comme une urgence vitale. Pour cette chienne, ces lésions couvraient presque l’entièreté de son corps.
Le certificat vétérinaire mentionne des douleurs insoutenables dès son admission. Une brûlure au troisième degré peut être comparée à la sensation d’une peau arrachée vivante, laissant les tissus à découvert.
Malgré les soins, son état s’aggrave. Le lendemain, la décision d’euthanasie est prise.
Elle meurt des suites de ses brûlures.
L’association Stéphane Lamart, constituée partie civile, a dénoncé des « sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique ».
Le 23 février 2026, le tribunal judiciaire de Caen a condamné l’auteur à :
- 8 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans
- une obligation de soins
- une interdiction de contact avec les victimes
- une interdiction définitive de détenir un animal
- une interdiction de détenir une arme pendant 10 ans
- 500 € de dommages et intérêts
- 1 000 € de frais de justice
Le tribunal a retenu une “altération du discernement” au moment des faits.
Brûler un animal vivant. Voir son corps se consumer. L’entendre souffrir.
Aucune nuisance sonore ne justifie un tel acte.
Alors une question se pose.
Une peine de prison avec sursis est-elle à la hauteur de la violence de ces actes ?
Est-elle à la hauteur des souffrances endurées ?
Une chienne est morte brûlée vive.
Elle a souffert avant d’être euthanasiée.
Et aujourd’hui, nous estimons que la peine prononcée n’est pas à la hauteur de la violence qu’elle a subie.
Combien de chiens devront encore souffrir pour que les sanctions soient réellement dissuasives ?
Combien de drames faudra-t-il pour que la justice soit à la mesure des actes commis ?
Nous demandons que les peines pour sévices graves soient renforcées et appliquées avec fermeté.
Signez cette pétition pour que cela change.
Signez pour elle.
Crédit photo : https://actu.fr/normandie/vire-normandie_14762/en-normandie-il-aurait-mis-le-feu-a-la-chienne-de-ses-voisins-lanimal-finit-euthanasie_63883733.html#google_vignette