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Pour l’abandon du projet de porcherie industrielle "bio" à Tronget (03 - Allier)

Pétition : Pour l’abandon du projet de porcherie industrielle Pétition

Pour l’abandon du projet de porcherie industrielle "bio" à Tronget (03 - Allier)

65.888 signatures
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Auteur :
Auteur(s) :
C.O.P.I.B.Tronget - Collectif des Opposants à la Porcherie Industrielle "Bio" de Tronget
Destinataire(s) :
Madame la Préfète de l'Allier
La pétition
Actualité(s)

Madame la Préfète,


Nouvelles en France, les porcheries industrielles estampillées « bio » ne correspondent pas à ce qu’un consommateur peut attendre de l’agriculture biologique. Ce bio-business au rabais qui débarque est une supercherie.


Nous, citoyennes et citoyens, dénonçons :

1. Une législation peu regardante



  • L’allègement des procédures ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) facilite la création et la concentration « d’élevages » industriels « bio » ou non. Cette mesure inadaptée nivelle les cahiers des charges vers le bas. Pour un projet de cette envergure, 524 emplacements de truies, 1722 de cochons à l’engraissement et 600 de porcelets, une étude d’impact aux plans sanitaire et environnemental ainsi qu’une enquête publique devraient à minima être exigées,

2. Des dérives inhérentes à ce type de projet


  • Sous le couvert d’un label BIO, ce projet reste de « l’élevage » industriel calqué sur le modèle conventionnel, avec ses dérives, notamment au niveau de la maltraitance animale. Saupoudrer les cases de quelques paillettes ne suffit pas à nous faire avaler la pilule. Être agriculteur BIO ce n’est pas seulement donner à manger des céréales bio, c’est une philosophie plus globale comme favoriser le plein air, rester à une échelle humaine, privilégier le modèle paysan dans lequel animal et homme ont un contact privilégié indispensable au bon développement de l’animal et à l’épanouissement de l’homme. Par ailleurs, un fermier digne de ce nom y fera tout pour soigner un cochon malade ou blessé. Dans ce projet d’usine à cochons, la quantité d’animaux, les obligations de rentabilité et de compétitivité l’interdiront,
  • Ces énormes structures concentrationnaires génèrent de gros profits, mais détruisent la paysannerie pourtant créatrice d'emplois,
  • Alors que de jeunes agriculteurs peinent à trouver des surfaces modestes pour s’installer en maraîchage, en production fruitière ou autres productions végétales biologiques dont la demande est croissante pour l’alimentation humaine, la construction des bâtiments, l’aménagement des chemins et aires de circulation engendreront le sacrifice de 25.000 m2 de surface agricole,
  • L’endettement à près de 5 millions d’euros du jeune pétitionnaire pour ce projet nous inquiète pour son avenir. A ce niveau, une longue maladie, un accident, une défaillance du marché, une catastrophe sanitaire, etc. pourrait avoir des conséquences dramatiques,

3. La nature, l’environnement et les paysages bafoués


  • Avec des épandages de fumier (2372 T/an), de purin et eau de lavage (659 m3/an), cette porcherie n’améliorera pas la qualité des milieux naturels, bien au contraire, notamment dans les sites vallonnés où les pentes accélèrent le ruissellement et le lessivage des sols. Même s’il est moins agressif que le lisier, l’apport considérable de fumier aura inévitablement des conséquences négatives : saturation des sols, pollution des cours d’eau, etc. ; odeurs ; création programmée de friches industrialo-agricoles qui parsèmeront nos campagnes,
  • Alors qu’elles devraient toutes être protégées pour leur rôle écologique essentiel, des zones humides non officiellement répertoriées vont être impactées. Ces zones sont pourtant vitales pour la survie de l’humanité. Berceaux de la diversité biologique, elles fournissent l’eau dont des espèces innombrables de plantes et d’animaux dépendent pour leur survie. Elles continuent hélas d’être dégradées et transformées pour d’autres usages. Partout dans le monde, elles subissent un déclin continu,
  • L’industrialisation de l’agriculture contribue à la perte de biodiversité dénoncée par de nombreux rapports scientifiques et internationaux. Dernière en date, pour information : la Pie grièche à poitrine rose est officiellement éteinte en France depuis octobre 2019. De nombreuses autres espèces sont menacées d’extinction,
  • La consommation d’eau pour ce projet de porcherie est estimée à 8.500 m3 par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle en eau de plus de 200 habitants. Pour Tronget, cela engendrera une augmentation de consommation d’eau potable de 22 %. Comme de nombreuses communes de l’Allier, elle a fait cette année pour cause de sécheresse l’objet de mesures de restrictions des usages de l’eau par arrêté préfectoral (le dernier en date remonte au 10 septembre 2019),
  • Le plan d’épandage, dont certaines zones mesurent près de 3 km de long, s’étend sur 10 communes du département sur un rayon d’environ 30 km. A raison de deux fois par an sur chaque parcelle, cela représente des centaines de kilomètres de transport. Sans compter les diverses livraisons et les nombreux trajets vers l’abattoir. Pour info, le dernier « Reflets d’Allier » de nov-déc 2019 mentionne page 6 : « la réparation d’une route coûte à la collectivité de 300 000 à 500 000 €/km. »,
  • Constitué de treize bâtiments dont plusieurs mesurent plus de 60 à 80 m de long, l’aspect concentrationnaire de l’ensemble nuira à la fréquentation saisonnière des gîtes ruraux proches de cette exploitation,
  • En voyant naître de plus en plus de projets similaires, qu’ils soient de cochons, de dindes, de poulets, de poules pondeuses, de canards, etc. l'Allier à l'origine terre d'élevage se voit transformée en terre d'usines, nuisant à la tranquillité des riverains, qui en double peine, voient leur habitation dévalorisée.
  • La crise et les problèmes environnementaux engendrés par l'industrie porcine bretonne se reproduisent dans notre département,

4. Des animaux méprisés


  • Bien que les cases bétonnées seront légèrement agrandies et agrémentées de paille, le mode « d’élevage » restera en batterie. Comme 95% des cochons français, les animaux n’auront aucun parcours extérieur, ni accès à l’herbe, certains « bénéficieront » juste d’une toute petite courette couverte également bétonnée.
  • La majorité des cochons vivront, durant plus de deux mois, sur de la litière accumulée, c’est-à-dire de la paille qui une fois souillée ne sera pas enlevée mais périodiquement recouverte de paille « fraîche ». Contrairement aux idées reçues, le cochon est un animal très propre qui, comme les éléphants ou les buffles, se souille dans la boue (pas dans ses excréments comme il en sera contraint dans cette porcherie) pour se débarrasser des parasites (tiques, puces, etc.),
  • La vie des cochons ainsi que leurs besoins physiologiques et sociaux fondamentaux seront niés : courir, fouir, jouer entre congénères, humer l'air frais, etc. De leur naissance à l’abattoir, ils seront juste de la viande sur pieds,
  • Dans ce projet, les cadavres des animaux sont traités de déchets comme les huiles de vidange et les néons cassés,
  • L’implantation de nouveaux « élevages » industriels, même « bio » (et quel bio ?), est en total décalage avec les attentes sociétales qui réclament une meilleure prise en compte de la condition animale,

5. Des problèmes sanitaires


  • Les maladies qui se développent dans ce type d’installation industrielle, « bio » ou non, engendrent une surconsommation de médicaments. Aucun bilan n’a été présenté au dossier soumis à la consultation du public de l’utilisation d’antibiotiques, de vaccins et d’antiparasitaires (autorisés en « bio ») par cet « élevage ». Tous ces produits se retrouvent dans la viande consommée, or les antibiorésistances en matière de santé humaine sont pourtant une réalité,
  • La filière porcine mondiale en extension perpétuelle est particulièrement vulnérable à la transmission de maladies transfrontalières telles que les pestes porcines, la fièvre aphteuse ou le syndrome dysgénésique et respiratoire porcin. Ce qui représente une menace constante pour la santé des cochons, principalement du fait des échanges internationaux. La peste porcine africaine, qui fait rage en Chine, a décimé une grande partie du cheptel porcin mondial et continue de s'étendre à de nouveaux pays. Ce phénomène provoque un effet d’aubaine que l’industrie porcine française saisit pour créer de nouvelles unités de production qui alimenteront le marché chinois. Qu’adviendra-t-il de ces porcheries lorsque cette peste porcine franchira nos frontières ?

En conclusion :


Les usines de production animale sont une incitation à manger toujours plus de viande, alors qu’un des objectifs pour le climat est de réduire cette consommation (maximum 1 à 3 fois par semaine), même des éleveurs le préconisent. Cette réduction de consommation carnée serait bénéfique à notre santé (maladies cardio-vasculaires, obésité, cancers, etc.), à celle des animaux et à celle de notre planète,


Cet objectif pourrait être atteint en favorisant la production végétale paysanne, bio et locale qui réduirait les transports (circuits courts), générerait des emplois et assurerait notre souveraineté alimentaire.


Madame la Préfète, nous nous opposons à ce projet et sollicitons qu’il soit abandonné au profit d'une agriculture respectueuse des hommes, des animaux et de la nature.


C.O.P.I.B.Tronget - Collectif des Opposants à la Porcherie Industrielle "Bio" de Tronget

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1.474 commentaires
Violet - Le 16/11/2019 à 18:00:51
L'élevage pollue et tue des animaux innocents sans raison ...
0
Le 16/11/2019 à 18:27:43
ah non ça suffit, les exploitations à la chaine où les animaux sont cloitrés dans des endroits insalubres, indignes à la survie !!
stop
0
Isabelle - Le 16/11/2019 à 19:22:40
du bio industriel !!!!!!
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