En 2025, plus de 176 764 animaux sont morts brûlés ou asphyxiés dans les élevages français.
Ils agonisent dans les flammes, en pleine conscience, enfermés, sans aucune possibilité de fuir, pris au piège du feu et des fumées, dans un silence médiatique presque total.
Signer cette pétition, c’est refuser que ces morts violentes restent invisibles.
C’est reconnaître notre responsabilité collective de protéger des êtres sensibles que notre système enferme et expose à une souffrance extrême.
La relayer, c’est exiger que cette réalité cesse d’être minimisée et soit enfin traitée à la hauteur de sa gravité.
Pour suivre le recensement des incendies d'élevage en temps réel en 2026 et accéder à des informations régulièrement mises à jour, vous pouvez consulter le compte Instagram @especes_sans-issue
L'ensemble des données, analyses et statistiques détaillées issues du recensement 2025 seront bientôt disponibles sur le site www.especes-sans-issue.fr
Cette pétition s’appuie sur un travail de recensement et de documentation mené tout au long de l’année 2025.
Les sections suivantes exposent les causes structurelles identifiées et les mesures concrètes proposées.
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Introduction :
En France, des incendies se déclarent dans les bâtiments d’élevage chaque jour.
Certains font des centaines ou des milliers de victimes, d’autres épargnent de justesse les animaux enfermés, mais tous révèlent la même réalité : ces lieux se transforment en pièges lorsque des incendies s’y déclarent, faute d’issues de secours et de dispositifs de sécurité adaptés.
En 2025, au moins 176 764 animaux y ont péri, brûlés vifs ou asphyxiés.
Ce chiffre ne tient pas compte des animaux évacués mais gravement blessés, qui, pour beaucoup, ont été euthanasiés dans les heures ou les jours suivants en raison d’asphyxies graves ou de brûlures sévères causées par les fumées toxiques et les matériaux amiantés.
Ces données s’appuient exclusivement sur les sinistres relayés par les médias locaux et nationaux ainsi que sur des appels effectués auprès des mairies et des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) concernés lors de certains sinistres depuis le 1er janvier 2025.
A ce jour, il n’existe en France aucun organisme officiel chargé d’un suivi rigoureux de ces incendies.
Ce nombre est donc nécessairement revu à la baisse : de nombreux incendies ne sont pas rapportés et lorsqu’ils le sont, les articles ne précisent pas toujours le nombre exact d’animaux morts mais décomptent uniquement les victimes animales par « dizaines » ou « centaines ».
Le nombre réel de victimes est donc bien supérieur à celui recensé.
Dans les médias, ces incendies sont souvent qualifiés « d’accidentels », ce qui entretient l’idée qu’ils seraient inévitables.
Pourtant, les enquêtes locales montrent qu’ils résultent dans la majorité des cas de défaillances techniques connues, d’installations vétustes ou d’un manque de contrôles mais aussi de manquements aux règles et protocoles de sécurité pourtant déjà existants.
Ces drames répétés et prévisibles ne peuvent plus être considérés comme de simples faits divers.
Les animaux d’élevage sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité par la loi française depuis 2015, reconnaissance confirmée par la communauté scientifique. Pourtant, chaque année et ce, depuis des décennies, des milliers d’êtres vivants sentients meurent brûlés vifs ou asphyxiés dans l’indifférence générale.
En 2025, le projet citoyen Espèces Sans Issue a mené un travail de documentation et de recensement afin de témoigner de ces incendies et du sort des animaux qui y périssent. Les données rassemblées, classées et sourcées révèlent une réalité que les pouvoirs publics ne peuvent plus ignorer.
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Causes structurelles :
Ces incendies ne sont pas le fruit du hasard.
Ils révèlent les failles profondes d’un modèle agricole où la sécurité des animaux n’a jamais été prise en compte à la conception des bâtiments.
Le parc immobilier d’élevage français est ancien, souvent mal entretenu, et a été transformé au fil du temps sans contrôle ni réglementation spécifique.
À ces facteurs structurels s’ajoutent, dans de nombreux cas, des situations de négligence avérée, caractérisées par le non-respect de règles de sécurité pourtant connues et documentées.
Les enquêtes menées après sinistre font régulièrement état de travaux réalisés sans précautions adaptées, de stockages de matières inflammables à proximité des animaux ou d’installations électriques non conformes, autant de pratiques qui transforment des risques connus en drames évitables.
Contrairement à une idée reçue, ces drames ne concernent pas uniquement des bâtiments anciens ou vétustes.
Des incendies et des accidents mortels surviennent également dans des élevages récents, parfois construits depuis seulement quelques mois, équipés de systèmes modernes de détection et de surveillance.
Ces événements révèlent une fragilité majeure du modèle d’élevage extensif et intensif : la dépendance partielle ou totale des animaux à des dispositifs techniques.
Une simple défaillance électrique, une panne de ventilation ou un événement climatique comme un impact de foudre peut entraîner l’arrêt des systèmes vitaux et provoquer l’asphyxie de milliers d’animaux enfermés, sans possibilité de fuite.
Ces situations, qu’elles impliquent un incendie ou non, reposent sur les mêmes causes structurelles : confinement extrême, absence d’issues de secours et dépendance absolue à des installations techniques dont la défaillance peut s’avérer immédiatement fatale.
À titre indicatif, et de manière non exhaustive, les causes les plus fréquemment identifiées sont les suivantes :
En l’absence de distances de sécurité suffisantes, de contrôles stricts et de protocoles de maintenance adaptés, un incident technique peut rapidement entraîner un incendie ou une explosion, mettant directement en danger les animaux enfermés à proximité.
Demandes concrètes :
Les incendies en élevage ne peuvent plus être considérés comme des accidents isolés.
Ils sont la conséquence directe d’un manque de prévention, d’une réglementation insuffisante et d’un désintérêt institutionnel pour la sécurité et le respect des animaux.
Afin de prévenir efficacement ces drames, nous demandons la mise en œuvre des mesures suivantes :
1.Création d’une réglementation nationale spécifique à la prévention incendie dans les bâtiments d’élevage.
2.Obligation d’installer des systèmes de détection et d’alerte incendie.
4.Inspections régulières et obligatoires des installations électriques et photovoltaïques sur les bâtiments d’élevage.
Toute modification de l’exploitation (agrandissement, ajout de nouveaux équipements, augmentation de la consommation électrique ou modification des installations existantes) doit obligatoirement entraîner un nouveau contrôle, afin de s’assurer que les installations électriques et photovoltaïques restent adaptées, sûres et ne présentent pas de risque accru d’incendie.
5.Séparation physique obligatoire et contrôlée entre les zones d’élevage, les zones de stockage et les zones à risque.
Cette séparation doit faire l’objet de contrôles réguliers obligatoires, réalisés par une autorité indépendante des compagnies d’assurance, afin de vérifier le respect effectif des règles de sécurité et l’absence de modifications non conformes des installations.
Ces obligations doivent également s’appliquer aux installations de méthanisation présentes sur ou à proximité des exploitations hébergeant des animaux.
Le non-respect de ces obligations doit entraîner des mesures administratives correctives, pouvant aller jusqu’à la suspension de l’autorisation d’exploiter tant que la mise en conformité n’est pas effective.
6.Création d’un registre national des incendies en élevage et obligation de transparence publique.
Ces données doivent faire l’objet d’une publication annuelle, régionale et nationale, afin de rendre visible l’ampleur réelle du phénomène et de permettre une évaluation publique continue des incendies en élevage.
Ce registre doit également permettre la constitution d’un relevé national de sinistralité accessible aux acteurs concernés, notamment aux compagnies d’assurance afin d’identifier les antécédents d’incendies et les causes déjà constatées sur une exploitation.
Cet outil vise à améliorer la prévention, à favoriser la mise en conformité des bâtiments à risque et à éviter la répétition de sinistres liés à des défaillances déjà identifiées, dans l’intérêt de la sécurité des animaux comme des personnes.
7.Enquête administrative obligatoire et indépendante en cas de récidive d’incendie dans un même élevage.
Cette enquête doit viser à analyser les causes structurelles des incendies, le respect des obligations de sécurité, les éventuelles négligences et les modifications non déclarées des installations en s’appuyant notamment sur les constats des services d’incendie et de secours et des services vétérinaires compétents.
En cas de manquements constatés, la poursuite de l’activité doit être conditionnée à une mise en conformité obligatoire des bâtiments, voire à une suspension administrative de l’exploitation en cas de danger avéré.
8.Aide financière à la mise aux normes des bâtiments d’élevage.
Nous demandons la mise en place de réserves d’eau permanentes, sécurisées et accessibles aux pompiers, installées à proximité des bâtiments d’élevage et dimensionnées en fonction de la taille des exploitations. Leur installation doit être accompagnée d’un soutien financier public.
10.Formation obligatoire à la prévention incendie.
11.Protection obligatoire des bâtiments d’élevage contre les risques liés à la foudre.
En fonction de cette évaluation, des dispositifs de protection adaptés doivent être rendus obligatoires tels que l’installation de paratonnerres, de parafoudres ou de systèmes de sécurisation électrique visant à prévenir les incendies, les surtensions et les arrêts de ventilation ou d’alimentation vitaux.
12.Intégration obligatoire d’issues de secours adaptées à l’évacuation des animaux dans les nouvelles constructions d’élevage.
Le dérèglement climatique entraîne une augmentation des feux de nature susceptibles d’atteindre directement les exploitations agricoles, des situations qui ont déjà été observées concrètement en 2025.
L’absence d’issues de secours adaptées dans les bâtiments d’élevage condamne alors les animaux à une mort certaine, même lorsque les structures ne sont pas immédiatement détruites par le feu.
Ces dispositifs doivent faire l’objet de normes spécifiques, adaptées aux espèces concernées et être intégrés aux autorisations de construction des bâtiments d’élevage.
Ces mesures doivent s’appliquer de manière systématique à l’ensemble des bâtiments d’élevage, qu’ils soient déjà existants ou à venir.
Toute obligation d’installation, de contrôle ou de mise aux normes concerne à la fois les nouvelles constructions et l’ensemble du parc immobilier d’élevage actuellement en activité.
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Pour aller plus loin :
Cette pétition s’inscrit dans un travail de recensement et de documentation mené sur l’ensemble de l’année 2025 et appelé à se poursuivre.
Les personnes souhaitant approfondir le sujet, consulter les données recueillies, les statistiques détaillées ou comprendre plus finement les mécanismes à l’origine de ces incendies peuvent se rendre sur le site :
www.especes-sans-issue.fr
Conclusion :
Aujourd’hui, il n’est plus possible d’ignorer ces drames.
Ces incendies ne sont pas des fatalités mais le résultat d’un système négligent.
La France ne peut plus fermer les yeux sur la souffrance silencieuse de millions d’animaux enfermés dans des structures dépourvues de dispositifs de protection élémentaires ou des êtres vivants sont condamnés à mourir brûlés vifs ou asphyxiés sans aucune possibilité de fuite.
Cette pétition appelle à une responsabilité collective et à des mesures concrètes pour mettre fin à ces drames évitables.
Signer cette pétition, c’est refuser que ces morts restent invisibles.
C’est aussi choisir de faire partie du changement pour les animaux enfermés dans ces structures.
La relayer, c’est permettre que cette réalité soit enfin reconnue, prise en compte et traitée à la hauteur de la souffrance qu’elle engendre.

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