16/02/2026
Bonjour à tous,
Dans ma dernière mise à jour, je vous disais que j'avais envoyé une missive à Madame la ministre Monique Barbut afin de reclasser le raton laveur en " espèce protégée" permettant ainsi stérilisation et réintroduction de ces animaux dans des parcs animaliers.
Voici ( malheureusement) quelques paragraphes de la réponse du 13 Février 2026 :
" Le raton laveur est actuellement classé Espèce Susceptible d' Ocasionner des Dégâts ( ESOD) de groupe 1 au niveau national.
Contrairement aux ESOD de groupe 2, dont le classement est réexaminé tous les trois ans à l'échelle départementale, les espèces du groupe 1 sont des espèces exogènes, dont les impacts négatifs avérés sur la biodiversité, les activités humaines ou la santé publique justifient un classement national pérenne.
Les ESOD du groupe 1 sont précisément définies comme des espèces :
. exerçant une pression de prédation significative sur la faune autochtone ;
. pouvant être vectrices de maladies transmissibles à la faune sauvage, domestique ou à l'être humain ;
. causant des dommages aux activités agricoles, aux biens et aux infrastructures ;
. perturbant durablement les écosystèmes dans lesquels elles ont été introduites.
Le raton laveur répond pleinement à ces critères.
D'ailleurs la ligue de protection des oiseaux ( LPO ) , favorable à son classement à elle-même indiqué :
" Quand il est présent en effectif important, le raton laveur occasionne des dégâts sur les cultures ( maïs notamment) et sur les animaux de basse-cour. Il peut également être infecté par le nématode Baylisascaris procyonis qu'il peut transmettre à d'autres mammifères ou oiseaux. En Amérique du Nord, c'est un des plus importants vecteurs de la rage. "
Par ailleurs, la stérilisation des ratons laveurs, que vous évoquez comme alternative, posé plusieurs difficultés majeures. Elle génère tout d'abord un coût financier élevé, non soutenable pour les collectivités et les gestionnaires publics.
Surtout, elle ne supprime en rien les impacts écologiques, sanitaires et économiques liés à la présence de cette espèce invasive :
prédation sur la biodiversité locale, transmission de pathogènes, dégradations agricoles et environnementales.
Enfin, la remise en liberté d'animaux stérilisés ne modifie pas le caractère exogène de l'espèce ni son inadéquation avec les écosystèmes français.
Pour l'ensemble de ces raisons, le classement du raton laveur en ESOD de groupe 1 demeure pleinement justifié au regard des connaissances scientifiques actuelles, des enjeux de protection de la biodiversité autochtone et de la préservation des activités et de la santé humaine.
Je vous prie de croire, Madame, en l'expression de ma considération distinguée.
Bien cordialement.
Thomas C.
- - - - - - - - - - - - - - -
Bonne lecture et les combats continuent pour les animaux.
A bientôt. Gabrielle