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Manque de moyens, afflux d'animaux abandonnés, maltraités, en détresse : la situation des associations de protection animale est très préoccupante ! Comme l'a révélé l'association Ethics For Animals, soutenue par One Voice, L'Arche des Associations et le Collectif Chats et Compagnie, il existe 775 associations avec refuge et au moins 3200 associations sans refuge sur le territoire français. Indispensables à soulager la misère animale, elles sont aujourd'hui submergées par la tâche et par les difficultés.
Une première : 20 millions d'euros pour les Associations de Protection Animale !
Ethics for Animals a pu alerter au plus haut niveau, organiser en septembre dernier un rendez-vous avec le ministre de l'agriculture dans un refuge de région parisienne (celui d'Evry-Courcouronnes). Grâce à la mobilisation de tous, Ethics For Animals a pu obtenir qu'une aide exceptionnelle de 20 millions d'euros soit débloquée pour relancer les associations de Protection Animale, qu'elles disposent ou pas de refuge ou travaillent avec des familles d'accueil.
Surtout ne pas laisser sur le bord de la route une partie des associations
Alors que le ministère est dans une démarche que nous tenons à saluer, nous ne voudrions pas, au vu des critères mis en place pour l'attribution de ces fonds, que les associations les plus en difficulté passent au travers de cette aide, pénalisées par leur manque de visibilité, par leur taille et leurs moyens limités. Particulièrement efficaces et réactives, elles effectuent une mission irremplaçable de proximité tout à fait complémentaire de structures plus importantes disposant de refuges ; elles constituent souvent le premier recours pour des personnes en détresse sociale, isolées, ne pouvant plus assumer leurs animaux, ou pour des urgences (maltraitances, abandons, stérilisations ...)
Les 2 critères discriminants qui nous inquiètent :
La notion de "premier arrivé, premier servi", mise en avant par les personnes en charge du pilotage de cette mesure, nous semble être un critère exclusif et peu qualitatif car cela risque bien de laisser sur le carreau les petites structures, pourtant très méritantes. Débordées, elles fonctionnent avec des effectifs restreints uniquement bénévoles et auront plus de difficultés à être dans la course alors que les structures plus importantes, disposant de salariés, pourront plus facilement concentrer leurs efforts pour boucler au plus vite leurs dossiers.
L'obligation, pour être éligible à cette aide gouvernementale, de produire une autorisation municipale pour pouvoir trapper les chats errants lors de campagnes de stérilisation. Cette obligation ne concerne en fait que les associations sans refuge et elle pose un problème quand on sait que sur 36 000 communes, seules 2400 en ont délivré en 2019. C'est dire la difficulté que rencontrent les associations pour obtenir cette autorisation officielle de trappage. Les refuges fourrières - eux - ne seront jamais confrontés à cette problématique car ils ont une délégation de service public qui leur donne de facto une convention municipale.
En conséquence :
Les temps sont durs, la solidarité et la compassion doivent être les maîtres mots. L'animal, souvent dernier lien social des humains, a sa place dans cette chaîne de solidarité et avec lui doivent être aidées sans exception les associations, toutes les associations, qui se consacrent à sa défense et sa protection. Dans cette crise, plus que jamais les plus forts doivent être solidaires des plus faibles.
Nous espérons que Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture, Loic Dombreval, président du groupe Condition Animale à l'Assemblée nationale et les Maires de France entendront nos demandes et permettront avec Ethics For Animals, One Voice, L'Arche des Associations et le Collectif Chats et Compagnie que les associations sans refuge puissent être tout autant aidées que les autres.