En décembre dernier, une pétition portée par l’association Argos a recueilli plus de 20 000 signatures contre la tenue d’un salon du chiot à Avignon. L’événement a fait l’objet d’une large couverture médiatique locale, notamment par Ici Vaucluse, révélant une contestation citoyenne forte, structurée et argumentée.
Malgré cette mobilisation d’ampleur et les alertes répétées des associations de protection animale, un nouveau salon est annoncé les 4 et 5 avril 2026 au Parc des Expositions d’Avignon.
Ignorer une mobilisation citoyenne de plus de 20 000 signataires fragilise la confiance démocratique locale et donne le sentiment que l’expression collective est sans effet.
Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette pétition, aux côtés d’ADEO – Avignon et du Collectif Vauclusien de Protection Animale (CVPA), qui regroupe plus de vingt associations locales engagées, demandons l’arrêt définitif de l’organisation de salons de vente de chiots sur le territoire d’Avignon.
Nous savons que la Ville d’Avignon n’exploite pas directement le Parc des Expositions, actuellement sous contrat d’exploitation. Néanmoins, la municipalité conserve un rôle d’orientation politique, d’exemplarité et de cohérence dans les choix d’événements accueillis sur son territoire. L’absence de gestion directe ne saurait justifier l’absence de position.
pourquoi nous nous opposons à ces salons
1. Une contradiction flagrante avec la lutte contre l’abandon Avignon se revendique « Ville amie des animaux ». Ce label suppose une politique cohérente, exigeante et exemplaire en matière de protection animale. Or, dans le même temps, les refuges et associations locales sont saturés, confrontés à une hausse continue des abandons et à des difficultés de placement. On ne peut pas promouvoir l’adoption responsable et, simultanément, encourager un modèle de commercialisation événementielle fondé sur l’achat impulsif.
2. Des risques réels d’arnaques et de tromperies Plusieurs signalements ont été recueillis à la suite du salon organisé en décembre dernier concernant :
des interrogations sur l’âge réel des chiots vendus ;
des incohérences sur l’origine ou la race annoncée ;
des problèmes de santé apparus peu après l’achat ;
un manque de transparence sur les conditions d’élevage.
3. Une logique commerciale incompatible avec les besoins des chiots La vente de chiots dans un environnement bruyant et fortement fréquenté ne répond pas aux besoins fondamentaux d’un jeune animal. Transport, exposition prolongée, manipulations répétées, séparation précoce : ces facteurs de stress sont documentés. Un animal n’est pas un produit d’appel.
chiffres clés sur l’abandon en france
Environ 100 000 animaux sont abandonnés chaque année en France.
La période estivale concentre une part importante de ces abandons.
Les refuges déclarent des taux d’occupation très élevés, rendant les placements de plus en plus complexes.
ce que nous demandons
Nous demandons :
au gestionnaire du Parc des Expositions de ne plus programmer de salons de vente d’animaux ;
à la Ville d’Avignon de prendre position publiquement contre ces événements et d’agir pour qu’ils ne soient plus accueillis à l’avenir ;
aux candidat·es aux élections municipales 2026 de s’engager clairement à ne pas soutenir ni autoriser ce type de manifestation durant leur mandat.
mobilisation citoyenne
Le salon d’avril 2026 ne pourra probablement pas être empêché. En revanche, nous pouvons collectivement envoyer un signal clair pour l’avenir. Nous appelons à une mobilisation pacifique le samedi 4 avril 2026 devant le Parc des Expositions d’Avignon.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.