Un terrain d'entente a finalement été trouvé entre la ville et l'association les Mistoufles, et le piégeage des treize chats sauvages de l'allée du Poan-Ben a pu débuter dans le calme.
Suite à la mobilisation, les services techniques de la Ville ont démarré le piégeage des chats errants, installés derrière l'école du Poan-Ben en déposant deux cages remplies de croquettes.
Les félins attrapés ont été emmenés chez le vétérinaire à Saint-Martin-des-Champs : 5 ont été identifiés, stérilisés et ramenés sur le terrain, 2 ont été placés en famille d'accueil pour être adoptés et un chat pucé a été récupéré par son propriétaire.
Dans la politique d'uniformisation des villes, les mairies s'arrogent le droit d'affadir notre environnement. Le mobilier urbain est standardisé. Les bancs publics sont inconfortables afin de stimuler la circulation en empêchant le stationnement de l'inactivité. Les plantations ne doivent surtout pas être indomptées et trop hautes.
Dans le même esprit, on coupe les arbres afin de faciliter la surveillance. L'arrachage étant à la charge des mairies pour soulager les charges des sociétés privées prédatrices. Il faut absolument tout maîtriser.
Le sauvage est à l'extérieur des villes.
A l'intérieur, tout doit être net, propre, contrôlé et édulcoré.
Dans cette optique de big-brotherisation, l'animal semi-sauvage, le chat errant n'a pas sa place.
Il faut le combattre. Le pourchasser. L'exterminer. Seul subsistera le toutou-à-laisse.
A Morlaix, un foyer de chats en liberté (quel gros mot), ose résister à cette vision sinistre de l'avenir :
Les Chats de Poan-Ben !
Les chats du foyer sont inoffensifs, propres, sains et beaux. Mais libres. Et ils n'appartiennent qu'à eux.
Ils ne dérangent personne. Mais ils ont tous les défauts.
La mairie veut les capturer pour les anéantir.
Ils n'appartiennent qu'à eux et sont à tout le monde.
Merci de signer cette pétition pour qu'ils puissent vivre tout simplement !