Il y a des histoires qui se terminent bien et nous rappellent une chose certaine, les animaux ne veulent pas mourir. Marguerite, une jeune vache de trois ans, en est devenue le symbole.
En janvier dernier, son histoire fait irruption dans l'actualité et sur les réseaux sociaux. Lors d'un transfert entre deux bétaillères, à proximité immédiate de l'abattoir de Roanne, Marguerite parvient à s'échapper. Désorientée mais déterminée, elle tente de fuir ce qui semblait être une issue fatale. Très vite, une pétition est lancée pour demander qu'elle soit épargnée et puisse finir sa vie dans un sanctuaire.
La mobilisation est massive. En quelques jours, des dizaines de milliers de personnes signent (73 000 à ce jour). La presse s'empare de l'affaire, l'émotion dépasse les frontières et une cagnotte est lancée pour permettre le rachat de la vache. Marguerite n'est plus une simple bête anonyme : elle a un nom, une histoire, et un espoir…
Et cette mobilisation a porté ses fruits.
Son propriétaire a finalement accepté de la vendre. Grâce aux dons récoltés, la Fondation Brigitte Bardot pourra très prochainement venir la chercher pour l'emmener dans un sanctuaire, où Marguerite pourra vivre librement, en sécurité, pour le restant de ses jours. Un bovin pouvant vivre une vingtaine d'années, c'est toute une vie qui lui est rendue.
Ce sauvetage, bien sûr, ne met pas fin aux abattages quotidiens, ni aux souffrances invisibles de milliers d'animaux. Mais pour Marguerite, tout a changé. Et au-delà d'elle, quelque chose a bougé dans les consciences. Beaucoup ont compris qu'elle n'était pas « un futur steak » comme l'indique l'auteur de la pétition, mais un animal avec une volonté de vivre.
Cette victoire est dédiée à toutes celles et ceux qui ont signé, donné, partagé, mais aussi à celles et ceux qui ont consacré leur vie à défendre les animaux. Marguerite est sauvée. Et son histoire restera comme un rappel que chaque vie compte, et que la mobilisation citoyenne peut faire basculer un destin.
