Alors que la nature s'éveille et que la faune donne la vie, les autorités accordent un cadeau scandaleux aux chasseurs. Dans la quasi-totalité de la France, la chasse aux sangliers est prolongée en mars, en avril et même jusqu'en mai. Un véritable massacre programmé qui se déroulera à l'abri des regards.
Comme le dénonce vivement l'association ASPAS, l'horreur absolue de cette décision réside dans son calendrier. Les mois de mars et avril correspondent très exactement à la période de mise bas des laies. Autoriser les tirs à cette époque de l'année signifie abattre délibérément des femelles gestantes ou allaitantes. C'est aussi condamner à une mort certaine et atroce des milliers de marcassins orphelins, voués à mourir de faim sans leur mère.
La carte de France des prolongations, mise à jour par l'ASPAS le 27 février 2026, fait froid dans le dos. Une écrasante majorité des départements a validé cette traque jusqu'au 31 mai, autorisant les tirs à l'affût, à l'approche, et même les redoutables battues dans une grande partie du pays. Seule une infime poignée de territoires a eu la décence de clore la saison au 28 février pour laisser les animaux en paix.
Sous couvert d'une soi-disant "régulation", c'est un permis de tuer sans aucune éthique qui est délivré. Abattre des mères et détruire des portées entières n'a rien à voir avec la gestion de la faune, c'est de la barbarie pure et simple. Nous relayons l'alerte de l'ASPAS pour dénoncer ce scandale écœurant qui va ensanglanter nos forêts tout le printemps.
