C'est une nouvelle qui nous laisse le cœur en miettes et la rage au ventre. Près de Carcassonne, dans l'Aude, un petit âne blanc a vécu un véritable martyre avant de s'éteindre ce lundi 26 janvier. Pris en charge en urgence par l'association ARDA, il était déjà trop tard. L'animal était dans un état de maigreur effrayante, rachitique, retrouvé gisant dans une flaque d'eau, incapable de se relever.
C'est une véritable maltraitance, imaginez un âne, forcé de se nourrir de graines pour oiseaux pour survivre, faute de soins et d'alimentation adaptée... Malgré la chaleur d'un box et les soins désespérés des bénévoles et du vétérinaire, son corps a lâché, épuisé par des mois de privations. Il est mort seul, après avoir connu l'enfer.
Mais le véritable scandale est ailleurs. Les propriétaires de cet animal ne sont pas des ignorants, ils ont géré par le passé une ferme pédagogique. Ce sont des gens qui présentaient des animaux au public, qui expliquaient comment s'en occuper, et qui, dans l'ombre, ont laissé le leur mourir de faim. Cette hypocrisie est insupportable. Comment peut-on prétendre aimer les bêtes en public et se comporter comme des bourreaux dans le privé ?
Aujourd'hui, nous partageons la colère du président de l'ARDA : « Cet âne ne méritait pas de vivre ainsi ». Une plainte va être déposée, et c'est le minimum. Mais l'urgence est toujours là, sur cette même propriété, une quarantaine de chats et une vingtaine de poules survivraient encore dans des conditions déplorables.
Il faut que justice soit faite, nous ne pouvons pas laisser passer une telle négligence de la part de "professionnels". Nous soutenons totalement l'action de l'ARDA pour faire saisir immédiatement les animaux restants avant qu'un autre drame ne se produise. Repose en paix petit âne, nous espérons que les auteurs de cette maltraitance répondront de leurs actes devant la justice.
