Ce qui devait être un rêve de campagne tranquille s'est transformé en cauchemar pour un jeune couple parisien, parents de trois enfants. Ils sont venus s'installer il y a un an et demi dans un petit pavillon du Perche sarthois, à Dollon, pour trouver la paix. Au lieu de cela, ils ont vécu l'impensable.
Tout commence par une série d'événements inquiétants. Quelques mois plus tôt, leur premier chat, Marley, avait déjà été retrouvé recouvert de terre avant de disparaître définitivement le lendemain. Une disparition restée inexpliquée. Par la suite, le couple adopte deux chatons. Rapidement, l'un d'eux revient lui aussi couvert de terre après une sortie. Le lendemain, c'est Yoko le second, qui disparaît à son tour.
C'est en pleine nuit que la situation bascule. Alors qu'ils recherchent leur animal, les propriétaires entendent de faibles miaulements provenant du jardin voisin. Sur place, ils découvrent une scène d'horreur, les miaulements proviennent d'un tas de briques et de plaques… Rapidement le père de famille se met à creuser et découvre une cage enterrée. À l'intérieur, Yoko, vivant mais complètement traumatisé et en mauvais état.
Transporté en urgence chez un vétérinaire, le chaton présente des blessures, des signes de lutte, et surtout de la terre dans les voies respiratoires, confirmant qu'il a été enterré alors qu'il était encore en vie. Pour ses propriétaires, il ne fait aucun doute qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais bien d'un acte délibéré de cruauté.
Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Saint-Calais. L'affaire est désormais entre les mains de la justice, tandis que plusieurs organisations, dont la Fondation 30 Millions d'Amis, la Fondation Brigitte Bardot, la Société Protectrice des Animaux et la Brigade de Protection Animale, apportent leur soutien aux propriétaires.
Ils ont lancé une pétition et espèrent une mobilisation massive pour que cette affaire soit traitée avec la plus grande rigueur. Au-delà du cas de Yoko, ils souhaitent alerter sur la réalité des actes de maltraitance animale, encore trop fréquents, et sur le sentiment d'impunité qui les entoure.
Yoko, lui, a survécu. Un miracle pour lui et pour ses propriétaires mais aussi l'exemple d'une violence qui ne doit plus être ignorée, et d'une mobilisation qui, espèrent-ils, permettra enfin de faire évoluer les choses.
