Une pétition citoyenne alerte sur un projet gouvernemental qui pourrait entraîner une augmentation du nombre de loups abattus chaque année en France.
Le 16 février 2026, lors d’un déplacement en Haute-Marne, les ministres Annie Genevard et Mathieu Lefèvre ont annoncé leur volonté de relever le plafond des tirs autorisés.
Aujourd’hui, 19 % de la population de loups peut déjà être tuée. En 2026, cela représente 205 loups sur les 1082 recensés. Mais demain, ce plafond pourrait passer à 23 %, soit près d’un quart des loups présents sur notre territoire.
Ce qui inquiète les défenseurs des animaux, ce sont les conditions envisagées pour ces tirs. Selon les éléments évoqués dans la pétition, des troupeaux pourraient être laissés sans dispositifs de protection, sans chien, sans clôture adaptée, tout en permettant malgré tout l’abattage des loups.
Cela risque de fragiliser encore davantage la coexistence entre élevage et faune sauvage.
Les scientifiques estiment qu’une population de loups doit atteindre environ 2 500 individus pour être réellement viable à long terme. Aujourd’hui, nous sommes déjà bien loin de ce seuil.
Pour les signataires protéger le loup et accompagner les éleveurs ne sont pas incompatibles : des solutions existent pour permettre une coexistence durable. En témoigne notamment les nombreux commentaires sous la pétition.
