À Périgueux et dans ses environs, la mort de Lanko, un berger australien de 9 ans et demi, a déjà mobilisé plus de 30 000 personnes. Ses propriétaires ont lancé une pétition pour dénoncer cet acte de malveillance et alerter sur les dangers liés à l'utilisation de certains poisons accessibles au grand public.

Lanko est décédé le 1er février 2026, après plusieurs jours d'agonie. Selon le vétérinaire, il aurait ingéré de la mort aux rats contenant des anticoagulants entre le 24 et le 27 janvier. Aucun signe immédiat n'avait permis de détecter l'empoisonnement. En bonne santé, habitué aux longues randonnées et décrit comme un compagnon énergique et proche de sa famille, Lanko n'avait rien laissé présager.

Pour ses propriétaires, le choc est immense. Ils évoquent la perte d'un membre de la famille et dénoncent la facilité d'accès à des substances potentiellement mortelles, vendues librement en grande surface ou en jardinerie. Ils affirment que ces produits représentent un danger non seulement pour les animaux, mais aussi pour les humains, notamment les enfants.

Une plainte a été déposée, et les autorités ont été saisies. L'affaire concerne plusieurs communes de Dordogne, dont Périgueux, Trélissac, Boulazac Isle Manoire et Cornille. Les propriétaires du chien appellent toute personne disposant d'informations à se rapprocher des forces de l'ordre afin d'identifier l'origine de l'empoisonnement.

Au-delà de la recherche de responsabilités, la mobilisation vise aussi à obtenir des changements, notamment l'interdiction de la vente de mort aux rats aux particuliers, un encadrement strict de son achat avec traçabilité, ainsi que l'interdiction de son usage sur la voie publique et les sentiers de promenade.

Ce type d'affaires n'est malheureusement pas nouveau, puisqu'elles resurgissent régulièrement dans un débat, celui de la réglementation des produits toxiques et de leur utilisation. Chaque année, des cas d'empoisonnement d'animaux domestiques sont signalés, souvent sans que les responsables ne soient identifiés.

À travers cette pétition, les propriétaires de Lanko espèrent transformer leur drame en levier d'action. Ils souhaitent que la mort de leur chien ne reste pas sans suite, et qu'elle serve à prévenir d'autres tragédies. Pour eux, Lanko doit désormais devenir un symbole : celui d'une lutte contre les actes de malveillance et les négligences qui continuent de mettre en danger animaux et humains.