Le chiffre vient de tomber et il nous glace le sang. En 2025, plus de 176 679 animaux sont morts brûlés ou asphyxiés dans les élevages français. Derrière ce nombre froid se cache une réalité d'une violence inouïe : des milliers d'êtres sensibles, enfermés dans des bâtiments sans issue, qui agonisent dans les flammes et les fumées toxiques, sans aucune possibilité de fuite.

Ce qui nous révolte le plus, c'est que ces drames sont trop souvent qualifiés d'accidents inévitables. C'est faux. Le travail de recensement mené par le projet citoyen Espèces Sans Issue révèle que ces incendies sont le résultat de défaillances structurelles et d'une négligence généralisée. Installations électriques vétustes, absence de détecteurs de fumée, manque d'extincteurs automatiques, panneaux photovoltaïques mal entretenus : les animaux vivent dans des pièges mortels. 

Nous ne pouvons plus accepter que la mort de milliers de vaches, cochons ou volailles soit traitée comme un simple "dégât matériel" dans une rubrique de faits divers. Ces animaux sont reconnus comme des êtres sensibles par la loi, pourtant, ils meurent dans l'indifférence quasi totale des pouvoirs publics et des médias nationaux. Il n'existe à ce jour aucun organisme officiel chargé de compter ces victimes.

La pétition lancée par Espèces Sans Issue exige des mesures de bon sens qui auraient dû être en place depuis des années :

  • L'installation obligatoire de détecteurs d'incendie et d'alarmes.

  • Des issues de secours adaptées pour l'évacuation des animaux.

  • Des contrôles stricts des installations électriques et photovoltaïques.

  • La création d'un registre national pour ne plus cacher ces morts.

Refusons que ces souffrances restent invisibles. Signer cette pétition, c'est reconnaître notre responsabilité collective de protéger ceux que nous enfermons. C'est exiger que l'État impose enfin des normes de sécurité dignes de ce nom. Ne laissons plus les flammes emporter des milliers de vies dans le silence.