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Toxicité d'un OGM et du Roundup

L’étude de toxicité à long terme menée par l’équipe du Professeur Séralini pour connaître les effets sur la santé d’un maïs OGM (NK603) et du principal herbicide du monde, le Roundup, est une première mondiale.

Pour la première fois, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d'autres chercheurs ne l'ont jamais fait.

Pendant deux ans, c’est-à-dire l’équivalent de la durée de vie d’un rat, l’équipe a dirigé des tests pour connaître les effets à long terme du maïs OGM NK 603, associé ou non au Roundup dont il est modifié pour tolérer ses effets. Le Roundup seul a également été testé aux doses présentes dans l’eau de consommation et auxquelles la population est exposée.

Il s'agit de deux produits très représentatifs : un maïs transgénique tolérant au Roundup, le caractère partagé par plus de 80% des OGM alimentaires, et le Roundup lui-même, le pesticide le plus utilisé sur la planète. On ne teste pas au niveau réglementaire ces produits sur des humains, mais sur des rats. Ces tests ont donc porté sur 200 rats en observation pendant deux années sur plus de cent paramètres.

Quels sont les résultats de cette étude ?


L’équipe « ne s’attendait pas aux résultats obtenus » : « des tumeurs dont certaines peuvent atteindre 25% du poids de l’animal, des atteintes importantes aux reins et au foie. Ces effets sont observés avec le maïs NK 603 seul, avec le maïs NK 603 associés au Roundup ou avec le Roundup seul » précisent les chercheurs. Ces résultats sont alarmants.

Tous les groupes de rats, qu’ils soient nourris avec le maïs OGM traité ou non au Roundup, l'herbicide de Monsanto, ou encore alimentés avec une eau contenant de faibles doses d’herbicide présent dans les champs OGM, sont frappés par une multitude de pathologies lourdes au 13e mois de l’expérience.

Chez les femelles, cela se manifeste par une augmentation des tumeurs mammaires, pouvant atteindre des proportions inquiétantes (voir les photos). Chez les mâles, ce sont les organes « épurateurs » du sang, le foie et les reins, qui sont atteints d’anomalies marquées ou sévères. Avec une fréquence deux à cinq fois plus importante que pour les rongeurs nourris au maïs sans OGM.

Comparaison implacablee


Les rats nourris au maïs OGM déclenchent donc de deux à trois fois plus de tumeurs que les rats nourris sans OGM quel que soit leur sexe. Au début du 24e mois, c’est-à-dire à la fin de leur vie, de 50% à 80% des femelles nourries aux OGM sont touchées contre seulement 30% chez les sans-OGM.

Surtout, les tumeurs surviennent nettement plus vite chez les rats nourris aux OGM : vingt mois plus tôt chez les mâles, trois mois plus tôt chez les femelles. Pour un animal qui bénéficie de deux ans d’espérance de vie, l’écart est considérable. A titre de comparaison, un an pour un rongeur, c’est à peu près l’équivalent d’une quarantaine d’années pour un homme...Toutes les tumeurs formées ne sont pas nécessairement cancéreuse, mais perturbent le bon fonctionnement des organes (sécrétion, pression...), ce qui peut aussi conduire à une mort plus rapide de l'animal.

La réplique des lobbies


Avant sa publication, cette étude a été validée par une revue scientifique à comité de relecture, Food and Chemical Toxicology, dont le sérieux est reconnu de la communauté scientifique. Dès sa sortie, elle a fait l'objet de critiques de la part de certains scientifiques. Le premier avis négatif a été émis un jour après sa publication par un centre d'information scientifique basé en Angleterre financé par l'industrie des biotechnologies et de l'agro-industrie, et dont les propos ont ensuite été repris par l'Agence de presse Reuters. Pour comparaison, le comité scientifique de la revue qui l’a publiée a demandé quatre mois d’examen avant de se prononcer sur la validité des résultats.

Dès la sortie de l'étude, une véritable opération d'intoxication et de diffamation contre le Pr Séralini a été mise en place par le lobby des biotechnologies dont les intérêts, tant dans les OGM que les pesticides, étaient menacés par les résultats de l'étude. Par voix de presse, ou plus sournoisement sur la blogosphère, des détracteurs s'en sont pris directement à la personne du Pr Séralini dénigrant le sérieux de ses travaux ou l'accusant de « fraude », un fait d'une extrême gravité dans le milieu scientifique. Qu'il s'agisse de médias américains, européen ou français, cette campagne de diffamation a eu systématiquement recours à des « experts » médiatiques oubliant de révéler leur conflit d'intérêts, et leurs liens financiers avec l'industrie.

Suite à de nombreuses attaques inqualifiables, qui n'ont aucun lien avec un débat scientifique habituel, le Pr Séralini et le Criigen n'ont eu d'autres alternatives que de contre-attaquer en assignant plusieurs personnes devant les tribunaux pour diffamation et atteinte à la personne. Pour une petite structure associative comme le Criigen, dont les fonds sont habituellement dédiés à la recherche indépendante sur les OGM et les pesticides, ces procédures judiciaires sont un coût très lourd à assumer et entame le budget de futures recherches. Malgré ces pressions, les soutiens se sont organisés, tant dans la communauté scientifique, choquée par ces pratiques diffamatoires, que chez les citoyens et consommateurs soucieux de connaître la composition réelle de leur alimentation. Les recherches du Pr Séralini ont été saluées en France et à l’étranger par 1100 scientifiques qui ont signé une lettre ouverte de soutien à Gilles-Eric Séralini et à son équipe.

Pour en savoir plus


Les résultats et l'expérience, son contexte et ses conséquences sociales font l'objet du livre « Tous Cobayes ! » de Gilles-Eric Séralini, publié le 26/9 chez Flammarion. Un film est librement adapté de cet ouvrage « Tous Cobayes ? » de Jean-Paul Jaud; sortie nationale au cinéma le 26/9. Un documentaire télévisé « OGM, vers une alerte mondiale ? » a été réalisé par François Le Bayon.

Pétition : OGM, l'heure de vérité !

L’étude de toxicité alimentaire menée par l’équipe du Professeur Séralini sur des rats pour connaître les effets sur la santé d’un OGM et du principal herbicide du monde, est une première mondiale.

Auteur : Comité de soutien au Pr-Séralini

Le comité de soutien regroupe des organisations de la société civile, des scientifiques et des citoyens soucieux d'apporter leur appui moral et professionnel au Criigen et à la personne du Pr Séralini après la publication de ses travaux sur les OGM et les pesticides depuis 2012.