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Toxicité d'un OGM et du Roundup

Une étude à poursuivre


Au delà des critiques des agences sanitaires (EFSA) mises en cause pour leur laxisme, la logique scientifique voudrait que l’étude soit approfondie et refaite pour en confirmer les résultats. D’abord en analysant les nombreux éléments que l'équipe du professeur Séralini a accumulés au cours des deux années de tests et qui n’ont pu tous être traités faute de moyens. Ils permettraient de mieux comprendre les mécanismes d’action des produits qui ont conduit aux atteintes physiques observées et de s’en protéger.

La logique voudrait également qu’une étude de cancérogénèse, plus complète et plus coûteuse, soit menée avec les mêmes produits. Et qu’en attendant les résultats, ces produits soient interdits à la commercialisation.

Il faut rappeler que la population est exposée tous les jours via l’eau de consommation aux doses de glyphosate, la matière dite « active » du Roundup, utilisées pour l’expérimentation. En Allemagne, une étude universitaire a révélé des concentrations importantes de glyphosate, de 5 à 20 fois les doses autorisées dans l’eau de consommation, dans les urines de citadins. Pourtant, cette solution ne semble pas envisagée par les pouvoirs publics.

Les agences sanitaires préfèrent écarter des résultats génants


Fin octobre 2012, les résultats de l’étude ont été critiqués par par l'Anses et le Haut conseil des biotechnologies. L’agence de sécurité sanitaire (Anses) réfutait de façon opportune les conclusions de cette étude sur un maïs transgénique, tout en reconnaissant qu'aucune recherche scientifiques n'avait été réalisées sur les effets à long terme de la consommation d’OGM associés à des pesticides. L’agence, saisie par le gouvernement, souligne ainsi « le nombre limité de publications traitant des effets potentiels à long terme d’une consommation d’OGM associés à des pesticides ».

L’Après avoir rejeté les conclusions de l'étude Séralini qui aurait remis en cause son expertise, l'EFSA précise que : « le rejet de l’étude du Professeur Séralini et coauteurs pourrait conduire la Commission européenne à autoriser la culture de 7 OGM et la commercialisation d’une cinquantaine d’autres ». « Nous croyons marcher sur la tête » s'agace le Criigen en octobre 2012, « car n’oublions pas que 98% des OGM agricoles cultivés sur la planète sont des plantes produisant ou contenant des pesticides ! ».

Le Criigen n'a pu que « déplorer une fois de plus la mauvaise foi de l’EFSA ». Après avoir fait paraître un pré rapport virulent à notre encontre signé par M.Andrew Chesson, celui-là même qui signa en 2003 l’acceptation duNK603, aujourd'hui incriminé par l'étude, l’EFSA continue sur la même voie d'ostracisme scientique et se refusant à tout « compléments d’information » sur les fondements scientifique d'autorisation de l'OGM NK603 et du Roundup, dont les données sont tenues secrètes.

Aujourd’hui, aucune nouvelle étude n’a été annoncée de la part des instances compétentes qui jouent sur le coût financier de telles études, mais n'ont aucun problème à débourser des millions en frais médicaux et autres dépollution, plutôt que de tenter de résoudre le problème à la source par une meilleure évaluation et la transparence des résultats.

Pétition : OGM, l'heure de vérité !

L’étude de toxicité alimentaire menée par l’équipe du Professeur Séralini sur des rats pour connaître les effets sur la santé d’un OGM et du principal herbicide du monde, est une première mondiale.

Auteur : Comité de soutien au Pr-Séralini

Le comité de soutien regroupe des organisations de la société civile, des scientifiques et des citoyens soucieux d'apporter leur appui moral et professionnel au Criigen et à la personne du Pr Séralini après la publication de ses travaux sur les OGM et les pesticides depuis 2012.