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Créée le 10/08/2009 - Fin le 10/06/2010  
SOCIAL

Pour le maintien du di-antalvic

203 signatures
Auteur :
Ange-Lise Lapied
Description :
Journaliste
Message de l'auteur:
Message du 28 mars : - Citation du rapport des Pr Debré et Evin : "l'interdiction du Di-antalvic, qui n'est dangereux qu'en cas...
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A l'attention de La Commission européenne
Mauvaise nouvelle pour les 8 millions d’utilisateurs français du Di-Antalvic en prévision de son retrait, acté par l’Agence européenne du médicament (EMEA) et contre l’avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Apprendre à changer ses habitudes pour soulager ses maux, une gageure quand le choix en matière de prise en charge de la douleur reste restreint.

La décision de l’EMEA de retirer le Di-Antalvic du marché a été motivée par le taux élevé d’intoxication en Angleterre et en Suède. En France, les chiffres de surdosage sont moindres. Parmi les hypothèses possibles, la présentation du médicament sous blister. Les risques liés aux tentatives de suicide par Di-Antalvic restent rares côté français, qui préfèrent, de loin, l’utilisation des benzodiazépines. Quant au surdosage, il existe comme pour n’importe quelle prescription de médicaments.

Les détracteurs du Di-Antalvic prendront comme excuse que l’efficacité de l’association du dextropropoxyphène et du paracétamol n’a pas été démontrée. Pourtant, les 8 millions de malades qui ont recours au médicament ne peuvent que témoigner de son efficacité. La prise en charge de la douleur, notamment pour les maladies chroniques, relève souvent du parcours du combattant. Il faut du temps pour trouver un traitement adapté qui convienne et provoque peu d’effets secondaires.

Le choix des armes contre la douleur est plutôt limité. Quand le paracétamol se révèle inefficace face à l’intensité de la douleur, l’ibuprofène, qui est un anti-inflammatoire agissant sur les douleurs modérées, peut apporter un soulagement. Problème pour les maladies chroniques : un anti-inflammatoire pris sur la durée peut entraîner des troubles gastriques. Le codoliprane, qui associe paracétamol et codéine, est bien toléré mais il se heurte au danger de l’automédication et à la tentation d’augmenter les doses, car il se trouve en vente libre dans les pharmacies. Dans le cas de douleurs sévères, il reste le tramadol qui possède bien plus d’effets secondaires que le Di-Antalvic et qui est moins bien supporté.

A ce jour, il n’existe pas de nouveaux médicaments dans le traitement de la douleur pour remplacer le dextropropoxyphène. La priorité reste de consulter son médecin pour faire le point sur ses douleurs et réévaluer son traitement. Le Di-Antalvic, qui contient un dérivé opiacé, peut créer une dépendance quand il est pris à forte dose. Un bon encadrement thérapeutique, qui vise une prise en charge globale de la douleur, permet une utilisation optimale de l’antalgique.

Le retrait définitif du Di-Antalvic serait une erreur dans la prise en charge de la douleur pour des millions de patients. Une solution dérogatoire permettrait de continuer de prescrire le Di-Antalvic sous certaines conditions en prenant en compte un meilleur encadrement thérapeutique.





 

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