A l'attention de Madame la Ministre de l'Environnement
Madame la Ministre,
LES AMIS DU BARRAGE DEMANDENT LE GEL DE LA DECISION D’ARASEMENT.
Pour satisfaire une poignée d’intégristes de l’écologie et quelques doux rêveurs, l’Etat a décidé d’araser les barrages de VEZINS et de LA ROCHE QUI BOIT dans le Sud-Manche.
Les motifs invoqués sont le rétablissement de la qualité de l’eau et de la libre circulation des poissons migrateurs.
Les barrages ne polluent pas mais leurs lacs servent de bassins de décantation et retiennent une partie de la pollution qui vient de l’amont. Les humains et les saumons profitent ainsi d’une eau de qualité correcte à l’aval. Prétendre que les migrateurs remonteraient le cours de la Sélune quand les barrages auront disparu relève de l’utopie car les eaux souillées se déverseraient jusque dans la baie du Mont St Michel et les saumons ne dépasseraient sans doute pas l’embouchure du fleuve dont ils disparaitraient totalement.
Bien que contestée à juste titre par les élus et la majorité de la population concernée, cette décision est présentée comme irréversible au motif qu’elle émane du Grenelle de l’Environnement s’appuyant sur un vote du SAGE Sélune et l’avis favorable de la CLE.
Le gouvernement souligne la nécessité de réduire la pollution, d’augmenter la production d’énergies propres et renouvelables et de préserver les réserves d’eau.
Pourtant, il se prépare à contaminer une des plus belles baies du monde en augmentant sensiblement la prolifération des algues vertes. L’arasement des barrages entrainerait aussi la disparition de deux usines hydroélectriques capables d’alimenter 15.000 personnes et la suppression d’une réserve d’eau de 20 millions de mètres cube.
Autant d’incohérences et de contradictions auxquelles il est temps de faire barrage car si cette décision était appliquée, ses conséquences iraient à l'inverse des buts recherchés.
C’est pourquoi nous demandons le gel du processus d’arasement et le lancement immédiat des études d’impact qui auraient dû être menées avant une prise de décision précipitée et à ce jour injustifiée.
Dans l'espoir que vous voudrez bien étudier notre requête,
Veuillez croire, Madame la Ministre, à l'expression de nos salutations respectueuses.