Pétition : Education pour tous: Québec doit investir dès l'enfance pour réduire le décrochage scolaire.
Enfants
Education pour tous: Québec doit investir dès l'enfance pour réduire le décrochage scolaire.( Nombre de signatures : 62)
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Date de création : 29/06/2009
Date de cloture : 29/06/2011
Auteur : LeParentUntel@EducationPourTous.ca
EducationPourTous.ca est un site créé par des parents qui souhaitent davantage de ressources en éducation spécialisée dans les écoles afin d'aider les enfants en difficulté d'apprentissage et réduire le décrochage.
A l'attention de : Madame Michelle Courchesne, Ministre de l'Éducation du Québec
* Cette pétition sera déposée à l’Assemblée nationale.
"Québec doit investir dès l’enfance pour réduire le décrochage parmi les plus élevés du Canada et de l’OCDE."
Madame la Ministre,
Nous souhaitons vous appuyer dans vos efforts pour convaincre vos collègues du Cabinet de faire de la lutte au décrochage une priorité budgétaire.
Au Québec, c’est plus de 28 000 jeunes qui ne terminent pas leurs études secondaires chaque année, alors que les recherches démontrent que les diplômés du secondaire, du cégep et de l'université ont bien plus de chances de se trouver un emploi. L'égalité des chances, c'est à l'école que ça commence !
Dans une société du savoir où les communautés dépendent d’une main-d’oeuvre qualifiée, le Québec présente l’un des taux de décrochage les plus élevés du Canada et de l’OCDE, soit 1/3 au secondaire et 2/3 au cégep. Plusieurs gouvernements, tels l’Ontario, la Colombie-Britannique, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Australie se sont dotés de législations et de politiques favorisant des investissements significatifs en appui aux enfants ayant des troubles d’apprentissage.
Les sous-signé(e)s de la présente pétition souhaitent que le gouvernement du Québec crée un fonds spécial de lutte au décrochage comprenant 240 millions $ en argent neuf, comme le suggère le rapport Ménard, afin de s’attaquer aux troubles d’apprentissage dès l’enfance et ce pour toutes les commissions scolaires de la province. Les écoles du Québec devraient recevoir des ressources supplémentaires afin d’identifier de façon systématique les élèves en difficulté dès l’enfance et leur offrir un appui solide par le biais d’un accès aux orthophonistes, orthopédagogues et psychologues, d’enseignants avec des classes de taille raisonnable et l’accès à des outils, ordinateurs et logiciels adaptés.
En septembre 2009, le Ministère de l’éducation du Québec rendait public le plan d’action Tous ensemble pour la réussite scolaire, établissant des objectifs clairs mais peu de nouveaux investissements. L’objectif d’atteindre un taux de diplomation de 80% d’ici 2020, est somme toute modeste en visant 11 ans pour effectuer le changement souhaité et financé à l’intérieur de budgets existants, c’est à dire de possibles coupures en d’autres domaines. L’Ontario a atteint un objectif similaire en moins de 4 ans en investissant l’équivalent de 750 $ par année-enfant, en éducation spécialisée, alors que Québec y consacre 2 fois moins en combinant les enveloppes EHDAA et encadrement scolaire.
Pourtant, l’évaluation ministérielle de 2008 relève le manque de financement. Les commissions scolaires se plaignent d’un déficit colossal en éducation spécialisé, tandis que les directions d’écoles, les enseignants et les comités de parents - qui sont les plus près des élèves - déplorent eux aussi le manque de ressources pour aider les enfants en difficulté d’apprentissage. Actuellement, la mise en place des accommodations adaptées au besoin de l'élève qui a un trouble d'apprentissage est anarchique, selon l’Association québécoise des troubles d’apprentissage.
Entre 9 % et 12 % de la population serait atteinte de dyslexie selon l’OMS et près de 17% des éleves auraient un trouble d’apprentissage.
Les ressources actuelles ne semblent pas permettre une mise en oeuvre qui répondent aux objectifs de la Loi sur l’instruction publique du Québec. En effet, les enseignants déplorent ne pouvoir contribuer pleinement au développement de tous les élèves (art. 22 de la loi) par des classes trop nombreuses et le manque de spécialistes, les direction d’école demandent des ressources supplémentaires pour offrir des services adéquats en éducation spécialisée (art. 96.14) et les commissions scolaires estiment recevoir des budgets insuffisants pour répondre aux besoins en adaptation scolaire (art. 234).
Pourtant, en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés (art. 15) et de la Charte québécoise des droits de la personne (art 10), les personnes avec un handicap devraient être traitées selon le principe d’égalité. Le bien être des enfants et leur contribution future à la société en dépendent !
Le Québec devrait:
1.À l’instar d’autres juridictions, mettre en oeuvre un programme de dépistage systématique en première année du primaire, avant que des retards importants en lecture et écriture s’accumulent chez l’enfant, par le biais d’un partenariat public-privé entre les spécialistes des écoles et les spécialistes du secteur privé (orthopédagogues, orthophonistes et psychologues). - - Étant donné le manque criant de spécialistes au public (la plupart desservent de nombreuses écoles), on pourrait réduire le décrochage dès maintenant en délégant les diagnostiques au privé afin que les spécialistes en milieu scolaire puisse se consacrer aux interventions, d’ici à ce que les universités forment suffisamment de nouveaux spécialistes et que les postes soient comblés dans les écoles;
2.Donner une formation “continue” des enseignants pour reconnaître et appuyer les élèves avec troubles d’apprentissage, afin de mettre pleinement en oeuvre le plan d’intervention de l’enfant. Une journée pédagogique serait dédiée chaque année à la présentation des dernières recherches neuro-psychologiques, en éducation spécialisée et en interventions sur le décrochage. - - Les enseignant(e)s par leur sensibilité et leur savoir-faire envers les troubles d'apprentissage, peuvent avoir un impact extraordinaire sur les enfants et leur confiance en eux-mêmes;
3.Investir des ressources adéquates pour la coordination des mesures d’adaptation dans les commissions scolaires et pour l’orthopédagogie / orthophonie dans les écoles. - - Par emple, comme en Ontario, la commission scolaire devraient dédier une personne ou deux (à temps plein) à la coordination et à la formation des enseignants pour les ordinateurs et logiciels spécialisés pour les troubles d’apprentissage;
4.Réduire les classes à 19 élèves , comme le demande la CSDM et à l’instar de l’Ontario, pour que les enseignants aient davantage de temps par enfant. - - L’enseignant(e) ne peut faire que son possible avec une classe de 30 élèves;
5.Instituer une aide adaptée pour les enfants identifiés avec douance et troubles d’apprentissage. - - Un enfant doué placé en orthopédagogie avec des élèves ayant des besoins différents, se refermera sur lui-même et risque lui aussi le décrochage;
6.Investir adéquatement dans l’équipement informatique des écoles afin que des ordinateurs et logiciels adaptés soient offerts pour les élèves diagnostiqués avec un trouble d’apprentissage. - - Au Québec les parents doivent préparer eux-mêmes une demande de subvention au Ministère pour un ordinateur, par un formulaire de 9 pages avec 3 spécialistes et 3 soumissions de magasins, puis attendre l’approbation de 7 à 9 mois. On devrait donner les budgets et pouvoirs décisionnels aux directions d'école.
7.Récompenser les directeurs(trices) qui démontrent un leadership en adaptation scolaire, en ajoutant cette priorité dans leurs ententes de rendement. - - Le directeur d’école peut être d’un appui fondamental en développant le plan d’apprentissage pour l’enfant, dans le choix d’un(e) enseignant(e) qualifiée et engagé(e), en partenariat avec l’orthopédagogue et l’orthophoniste, mais surtout en tentant de convaincre la commission scolaire et le MEQ de libérer des budgets d'outils, matériels, d’équipements informatiques et de formation.
8.Informer les parents de leurs droits et des services en adaptation scolaire, en rendant obligatoire de leur remettre une brochure du ministère créée à cet effet, lors de la rencontre parents-école pour l’élaboration du plan d’intervention de l’élève en difficulté d’apprentissage;
9.Établir un processus d’appel administratif formel pour les désaccords entre parents et commissions scolaires, à l’instar du tribunal administratif ontarien, afin de déjudiciariser; et
10.Offrir un crédit d’impôts provincial de 50% à hauteur de 7000$ par an pour les nombreux coûts engagés par les parents dont l’enfant a des troubles d’apprentissage (diagnostiques, orthopédagogie, orthophonie, neuro-psychologie, psycho-éducation, formation, etc).
Bien qu’un recours collectif soit engagé, possiblement avec des délais judiciaires, faisons pressions sur le Ministère de l’éducation du Québec dès aujourd’hui. Le MEQ a besoin de notre appui pour convaincre le ministère des finances de faire du décrochage une priorité budgétaire.
Merci de votre appui.
Lien vers le texte :
http://www.EducationPourTous.ca Pour faire un lien vers cette pétition,
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