A l'attention de Monsieur le premier ministre
La propriété est un droit naturel imprescriptible, inaliénable et sacré, consacré par la révolution américaine et française.
Or chaque année des milliers de familles de cultivateurs sont spoliées de leurs biens et privées de leur toit par les créanciers.
De plus, ces familles vivent des situations très dures psychologiquement: dépressions, pathologies mentales, suicides, alcoolisme avec d‘autres addictions, accidents du travail, violences conjugales...
On peut se demander légitiment quelles seront les conséquences futures pour les enfants grandissant dans une telle situation.
Quel jugement porteront les générations futures sur notre époque lorsqu'elles apprendront tout cela dans leur livre d'histoire?
Or, cette faillite des paysans c'est avant tout la faillite d'un système.
Il y a eu, en France, 11 plans quinquennaux qui ont planifiés " La Fin des paysans" (Cf le livre du sociologue Henry Mendras).
Il est vraiment injuste que les familles d'agriculteurs payent seules l’addition car elles ont toujours fait correctement leur travail, n'ont commis aucune erreur de gestion et n'ont fait que suivre à la lettre ce que les aménageurs (l'état) leur ont ordonné de faire(injonctions paradoxales).
L’état doit donc faire un geste et assumer ses responsabilités en annulant la dette des familles afin que ces dernières ne soient pas expulsées, qu'elles puissent continuer à vivre dans leur maison et sur leur terre et transmettre ce maigre patrimoine à leurs enfants.